Silvia Neri created Neri Contemporary Art  in 2015. 

Art Director 

Silvia Neri is an italian art critic, curator and art dealer who lives in Paris. 

Businnes Student at Pépite-Pon Paris Ouest Nord in Pépite Starter programm, Silvia writes for AreaArte, Artibune, Lettera43 and Officina delle Arti

Silvia is a Ph.D candidate at Université de Paris 8 (France) and Padua University (Italy) with a work about Matthew Barney’s film, River of Fundament (2014). 

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Web Manager

Michele Ciccozzi (Stockholm, Sweden)

Assistants (internships program)

2018 Giulia Marrone

2017 Silvia Marzorati, Letizia Spadea

2016 Barbara Metelka

2015 Arianna Avezzù, Fabio Bignotti

 

ARTICLES

Silvia Neri, étudiante entrepreneur à la tête d’une galerie d’art

Doctorante à Paris 8, Silvia Neri conduit en parallèle de ses recherches le développement d’une activité de galeriste pas comme les autres. Sa galerie, nomade, va au public. Silvia déroule ses intentions, et les particularités de son statut. Portrait double casquette.

 

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Silvia le confesse tout de go, elle a été très tôt subjuguée par l’art contemporain. Ce choix s’impose à elle, vers quatorze ans, lors d’une escapade familiale à Saint-Paul-de-Vence. Son visage s’éclaire quand elle évoque la première rencontre, qui la bouleverse. Miro, Picasso, « une illumination ». L’adolescente sait qu’elle a trouvé sa voie. Après des études universitaires dans son pays natal, à Padoue, elle rejoint Paris 8 pour effectuer un master 2 en art contemporain et nouveaux médias, avant d’y effectuer son doctorat à partir de 2016. Silvia s’intéresse dans ce cadre à l’artiste Matthew Barney – accessoirement ex de la chanteuse Björk –, créateur brillant et zinzin convoquant dessin, photo, vidéo et sculpture dans des œuvres très sauvagement incarnées. « J’aime parler de son travail car selon moi c’est un artiste complexe, complet. J’organise donc des conférences afin de le présenter à un plus large public ». Sa thèse porte ainsi sur « River a Fundament », film opéra fleuve de six heures inspiré d’un roman de Norman Mailer, qui a demandé à Barney pas moins de sept années pour rejouer en images (et sons) une métaphore hors-norme de l’Egypte ancienne. Mêlant splendeur plastique et extravagances les plus crues, le film comme objet d’étude semble un immense défi, qui témoigne de l’ambition de la chercheuse. Elle projette d’ailleurs de rencontrer le réalisateur et son complice compositeur de toujours, Jonathan Bepler, dans les prochains mois. Car, depuis qu’elle détient le statut d’étudiante entrepreneur, son emploi du temps est bien rempli. Elle s’est néanmoins jetée à l’eau avec envie : « Depuis longtemps, je souhaitais lancer un projet lié à l’art contemporain, en particulier à l’exposition et à la promotion des artistes. À travers ce concept de galerie d’art itinérante, j’ai souhaité mettre en place un modèle simple et nouveau. » Sa galerie se déplace pour aller directement à la rencontre du public, afin de toucher ceux qui n’iraient pas vers l’art a priori, dans un cadre n’étant pas pensé pour le recevoir, offrant « une forme de respiration en extirpant l’art de son univers habituel ». Une manière de démocratiser un art qui suscite parfois l’incompréhension. Le développement de la galerie repose sur la découverte de jeunes talents. Pour la plupart, Silvia les a fréquentés lors de précédentes missions ou lorsqu’elle pigeait comme journaliste. « J’essaie de les conduire vers une plus grande professionnalisation. Mais très souvent, tout est déjà là, il s’agit simplement de les accompagner dans la bonne direction », précise-t-elle.

Reçue par Thierry Mandon

Son double engagement exige une implication de tous les instants. Nullement une contrainte pour Silvia, puisque « les deux univers, universitaire et professionnel, se nourrissent et se complètent pour permettre d’avancer. » Concrètement, la doctorante a pu bénéficier du dispositif PEPITE PON (Pôles étudiants pour l’innovation, le transfert et l’entreprenariat). Il permet à ses bénéficiaires de profiter d’un accompagnement assuré par deux tuteurs, un enseignant ainsi qu’un professionnel issu de l’écosystème entrepreneurial. Les échanges aident les entrepreneurs en herbe à muscler leur projet pour pouvoir les défendre auprès de potentiels partenaires. À ce titre, Silvia a été reçue en mars dernier, en compagnie d’autres étudiantes entrepreneurs, par l’ancien secrétaire d’État chargé de l’enseignement et de la recherche, Thierry Mandon, manière de saluer son implication et sa démarche. 

Transports, territoire et mémoire

Signe évocateur de la porosité de ses activités, Silvia joue la médiatrice à l’université, où elle a donné à voir l’exposition Perception, Projection, Fiction. L’installation, visible dans le hall de la bibliothèque universitaire au mois de mai, a mis en lumière le travail photographique de Hassene Hamaoui. Notamment une série de clichés révélant l’étrange ivresse des courbes et des lignes tracées par les couloirs des transports en commun, qui questionne les parcours conditionnés des individus. « Ma pratique photographique est très liée au déplacement, ainsi qu’aux concepts de territoire et de mémoire. J’essaie constamment de me projeter lorsque j’ai des éléments dans mon objectif », explique Hassene, artiste photographe et doctorant chercheur de Paris 8. Filmée devant les photos de l’exposition par le pôle audiovisuel, Silvia troque sa paire de ballerines contre des talons. Dans un sourire malicieux, elle explique que c’est « pour faire plus grande, évidemment… ». Nul doute qu’elle est sur la bonne voie.

Visiter le site du Master Média, Design et Art contemporain.

Visiter le blog de Hassene Hamaoui.

Article réalisé par le service communication de l'Université Paris 8 

 

 

4 questions à Silvia de la galérie Neri Contemporary Art

publié  20TH MARS 2015  BY IMMAGINOTECA

Silvia Neri, jeune galeriste travaillant entre Paris et Berlin, fait partie de la communauté de VOLUMES depuis les débuts du projet. Son projet de galerie d’art itinérante Neri Contemporary Art a grandi avec VOLUMES.

C’est donc avec un peu d’émotion que nous annonçons sa première exposition au sein de VOLUMES, intitulée « Les premières formes« , qui exposera les oeuvres récentes de l’artiste plasticien Christian Gosselin du 25 au 29 mars.

 Vernissage en présence de l’artiste mercredi 25 mars 2015 à 19 h à Volumes, 78 rue Compans 75019 Paris.  Entrée libre mais réservation obligatoire.

Tu viens de lancer ton projet de galerie d’art itinérante. Quelle est ton parcours et comment tu es arrivée à développer cette idée ?

Mon parcours personnel est lié depuis toujours à l’art en toutes le formes. La passion pour l’art contemporain est arrivée tôt vers l’âge de 14 ans et, grâce à ma famille et au milieu culturel où j’ai grandie, cette passion est devenue très forte. Aujourd’hui, j’ai décidé de faire de ma passion un travail et d’utiliser mes compétences pour créer quelque choses de nouveau : une galerie d’art itinérante qui prétend réunir différentes typologies d’expression artistique. J’habite entre Paris et Berlin mais ma famille est à Londres et à Vicenza, en Italie : dans ce mode de vie « distribué », l’idée d’une galerie qui se déplace et qui voyage entre les pays a surgi de manière tout à fait naturelle !

Pourquoi VOLUMES ? Pourquoi un espace de coworking pour developper ton activité ?

Aujourd’hui, l’idée traditionnelle de galerie est liée à l’image de grandes boutiques du centre-ville qui contrôlent le commerce des œuvres d’art. Ces sont souvent des lieux immuables qui préservent – et justement ! – leurs identités, mais qui malheureusement empêchent aux jeunes galeristes d’avoir accès au métier.

Mon concept est de travailler dans un réseau composé par des créatifs de tous horizons : VOLUMES est un nouvel espace de coworking transdisciplinaire et, par définition, un espace de travail inspirant et collaboratif que, pour ses ambitions et son énergie, est idéal pour mon activité.

Pecha Kucha Silvia Neri from wevolumes

Pendant ta présentation à la soirée de lancement tu as parlé des échanges créatifs entre un galeriste et un artiste. C’est quoi, pour toi, un galeriste ?

Un galeriste est une figure qui travaille avec les artistes. Il vend ses oeuvres, bien sûr, mais aussi il les suivent. Les échanges créatifs sont très importants pour arriver à concevoir une exposition car une exposition est une histoire dont les œuvres sont les chapitres d’un récit universel.

Dans les mois à venir je vais développer un programme pour les jeunes artistes qui ne sont pas encore tout à fait dans le milieu : j’aimerais créer une sorte d’agence qui suit les jeunes artistes jusqu’à structurer leur parcours artistique.

C’est quoi, pour toi, « Les premières formes » ?

Les premières formes est une métaphore de mon début comme galeriste.

Avec Christian Gosselin, nous avons choisi ce titre car on va exposer ses travaux plus récents qui parlent de l’assemblage primaire de la matière.

Enfin, cette métaphore nous concerne tous car il s’agit d’une réflexion sur le commencement de la vie humaine.

Pour plus d’informations sur la galerie Neri Contemporary Art > 

English Version

Silvia Neri: student entrepreneur at the head of an art gallery

Ph.D. student in Paris 8, Silvia Neri conducts a research related to the development of a gallery’s activity unlike any other. The gallery of her studies can be defined as “nomad”, aimed to follow and please its public. Silvia defines such intentions and the peculiarities of its status.

Silvia confesses straight away that she was very soon captivated by contemporary art. She first felt this fascination when she was about fourteen, during a family trip in Saint-Paul-de-Vence. Her face lights up when evoking this first encounter, which moved her deeply. Miro, Picasso, it all felt like "an illumination". The teenager knew she had found her way. After university studies in her native city, Padua, she joined Paris 8 to do a master's degree in Contemporary Art and New Media, before completing her PhD in 2016. Silvia is interested in the artist Matthew Barney – an old flame of singer Björk - brilliant and dotty creator who incorporates drawing, photo, video and sculpture in very wildly embodied artworks.

"I like talking about his work because I think he's a complex, complete artist. For this reason, I organize conferences in order to introduce him to a wider audience ". His thesis is on "River a Fundament", a six-hour river opera film inspired by a novel by Norman Mailer, which took Barney no less than seven years to conceive in images (and sounds) an extraordinary metaphor of ancient Egypt. Mixing plastic splendor and raw extravagance, the film as object of study seems an immense challenge, demonstrating the ambition of the researcher. She plans to meet the director and his long-time partner composer, Jonathan Bepler, in the coming months. Since she holds the status of student entrepreneur, her schedule is full. She nevertheless takes the plunge with desire: "For a long time I have wished to begin a project related to contemporary art, in particular on the exhibition and the promotion of artists. Through this concept of a traveling art gallery, I wanted to set up a simple and innovative model." Her gallery follows directly the public, to reach those who would not go to an art gallery a priori, in an open setting for receiving, offering "a form of breathing that pulls out art of its usual universe. A way to democratize an art that sometimes causes misunderstanding. The development of the gallery is based on the discovery of young talents. For the most part, Silvia knows the artists from previous projects or from when she was a journalist. "I'm trying to drive them towards a greater professionalism. But very often, everything is already there, it is simply a matter of guiding them in the right direction", she says.

Received by Thierry Mandon

His double commitment requires constant involvement. This is not a pressure for Silvia though, since "the two universes, academic and professional, feed on each other and complement one another in order to move forward. In concrete terms, the PhD student was able to benefit from the PEPITE PON scheme (Student Poles for Innovation, Transfer and Entrepreneurship). It allows her to benefit from the support provided by two tutors, a teacher and an expert from the entrepreneurial ecosystem. The exchanges help fellow entrepreneurs to build their project and to be able to defend them to potential partners. As such, Silvia was received last March, along with other student entrepreneurs, by the former Secretary of State for Education and Research, Thierry Mandon, to celebrate her involvement and her approach.

Transport, territory and memory

Evocative sign of the porous nature of her activities, Silvia works as a mediator at the university, where she held the exhibition “Perception, Projection, Fiction” (Perception, Projection, Fiction). The installation, visible in the hall of the university library in May, highlighted the photographic work of Hassene Hamaoui. In particular, a series of photographs revealing the strange intoxication of curves and lines traced by the corridors of public transport, which questions the conditioned routes of individuals. "My photographic practice is very related to displacement, as well as to concepts of territory and memory. I constantly try to construct myself  around specific elements in my projects", says Hassene, a photographer and ph.D. student from Paris 8. Filmed in front of the photos of the exhibition in the audiovisual sector, Silvia stars as she tardes her pair of ballerinas for a pair of heels. In a mischievous smile, she explains that it is "to become bigger, obviously...". No doubt she is on the right path.

 

 

ENGLISH VERSION

4 questions to Silvia from Neri Contemporary Art gallery

Silvia Neri, young gallerist working between Paris and Berlin, is part of VOLUMES community after the beginning of her project. Her itinerant art gallery Neri Contemporary Art has grown with VOLUMES. Therefore, we announce with emotion her first exhibition at VOLUMES centre, entitled “Les premières forms” (The first shapes), which shows the last artworks of the artist Christian Gosselin from 25 to 29 Mars.

You're going to start your project of an itinerant art gallery. Which is you your experience and how have you arrived developing this idea?

My personal experience is linked, since ever, to art in all his forms. Passion for contemporary art has arrived early, when I was nearly fourteen and, thanks to my family and the cultural environment in which I grew up, this love has become strong. I have decided to transform my passion in a job and to use my competences for creating something new: an itinerant art gallery that would like to put together different kind of artistic expression. I live in Paris and Berlin but my family is in London and Vicenza, in Italy: in this “spread out” way of life, the idea of a gallery that moves and travels between different countries showed up naturally!

Why VOLUMES? Why a  coworking place for developing your activity?
Nowadays, the traditional idea of art gallery is linked to the image of city centre boutiques that have control the art market. These are often unchanging places that preserve – rightly- their identities, but they unfortunately avoid young galleries having access to the job. My concept is to work in a network composed from creatives from different backgrounds: VOLUMES is a new space of co-working, interdisciplinary, and, for definition, a collaborative and inspiring work place that, for his ambitions and energy, is ideal for my activity..

During your presentation at the opening night you spoke about creatives exchanges between a gallerist and an artist. What is a gallerist in your opinion?
A gallerist is a person who works with the artists. He sells their artworks, of course, but he also follows them. Creative exchanges are very important for arriving to plan an exposition because an exposition is an history in whose the artworks are chapters of an universal story.
In the next months I will develop a program for young artists who are not entirely into the milieu: I would like to create a sort of agency which follows the young artists in order to structure their artistic process.

What are, for you, “Les premières formes” (The first shapes)?
The first shapes is a metaphor of my beginning as a gallerist.
I have chosen with Christian Gosselin this title because we are going to exhibit his most recent travel which speaks of primary assemblage of matter. In conclusion, this metaphor is related to us because is a reflection on initiation and human life.

For more information about Neri Contemporart Art > neri.gallery

 

 

 

 

 


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